Le
temps.
Ces longues secondes qui s'égrènent lentement.
Le temps.
Tumultueux, changeant sans arrêt de direction pour s'alanguir
en des heures éternelles qui marquent nos mémoires.
Le temps.
Qui frappe les visages et les curs plus sûrement que
les coups.
Le temps.
Des pics de douleur lancinants qui toujours répétés
usent l'âme de l'homme.
Le temps.
Qui s'arrête et qui soigne les maux.
Le temps.
Qui maîtrise le destin de l'homme.
Le temps.
En marquant le pas.
Peut-être
faut-il courir, peut-être faut-il marcher,
Peut-être faut-il souffrir, peut-être faut-il aimer,
Peut-être faut-il rire, peut-être faut-il pleurer,
Peut-être faut-il maudire, peut-être faut-il prier,
Peut-être
faut-il boire, peut-être faut-il fumer,
Peut-être faut-il mentir, peut-être faut-il voler,
Peut-être faut-il apprendre, peut-être faut-il rêver,
Mais
la vie est là, chaque instant renouvelée,
Rageuse, déferlante, captivante, enjouée.
Le temps guide l'allure, à pas lents, mesurés
L'homme court fébrile, désorienté.
La
nature en son sein, en détient le secret,
Fragile édifice d'équilibre, de beauté.
Mais nous avons perdu la raison, futiles animaux,
Nous courons vers l'instant, source de nos maux.
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